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Glossaire

Allergies et intolérances alimentaires

Les allergies et les intolérances alimentaires sont en augmentation dans la population occidentale. Si beaucoup de personnes se disent allergiques, seuls 4% des adultes et 5 à 8% des enfants le sont effectivement. (Allergies et intolérances alimentaires, Centre d’allergie suisse, mars 2011). Ces deux troubles sont de natures différentes puisque les allergies se manifestent par une réaction exagérée du système immunitaire contre des substances habituellement inoffensives (allergie aux protéines du lait par exemple), tandis que les intolérances alimentaires sont dues à un disfonctionnement de l’organisme induisant un problème de digestion d’un nutriment en particulier (intolérance au lactose).

Les allergies se manifestent sous la forme de troubles digestifs (diarrhées, vomissements, douleurs abdominales, etc.), respiratoires (asthme, rhume) ou cutanés (urticaire, eczéma). Dans les cas extrêmes, un choc anaphylactique nécessitant un traitement hospitalier peut même se présenter.

Les allergènes ou les substances donnant lieu à des intolérances sont divers ; pour ceux apportés par l’alimentation, les plus fréquents sont ceux du lait, de certaines céréales (gluten), de l’œuf, des poissons et crustacés, du soja, des fruits oléagineux (arachide, amandes, noisettes, etc.) et de certains fruits ou légumes comme les pommes ou le céleri.

Le traitement de ces troubles passe par l’éviction alimentaire. Selon les personnes et leur niveau d’allergie ou d’intolérance, toute trace d’aliment non-supporté devra être évitée, alors que pour d’autres de petites quantités seront possibles.

Lors d’action de promotion de la santé en lien avec l’alimentation ou de toute activité nécessitant la consommation d’aliments,  il est indispensable de demander au préalable l’accord des parents quant à la dégustation de ces aliments par les élèves, afin de repérer les éventuelles contre-indications.

Brunch

Le terme brunch combine les mots anglais breakfast (petit-déjeuner) et lunch (déjeuner). Un brunch est un type de repas qui combine des plats et boissons des premier et second repas de la journée. Il se prend généralement entre la fin de la matinée et le début de l’après-midi (entre 11h et 15h environ). Il se présente souvent sous la forme d’un buffet où chacun vient se servir en fonction de ses goûts et de son appétit. En promotion de la santé, le brunch peut être l'occasion d'un déjeuner-dîner équilibré pour découvrir les produits du terroir et de saison, selon la pyramide alimentaire.

Néophobie (ou sélectivité alimentaire)

La néophobie est la peur de manger des choses nouvelles. L’enfant refuse un grand nombre d’aliments nouveaux ou même connus. Un aliment peut être ressenti comme nouveau par l’enfant à cause de petits changements parfois imperceptibles pour l’adulte (persil sur la purée de pomme de terre ou épinards en branches au lieu d’épinards hachés). C’est une phase normale du développement de l’enfant qui diminue dès l’âge de 5-7 ans. Durant la période de néophobie, il faut être patient et persévérant: ne pas hésiter à présenter à l’enfant un même aliment plusieurs fois (jusqu’à 10-15 fois), lui demander de goûter mais sans le forcer. En jouant sur le plaisir de la préparation d’un plat, de la découverte gustative, avec le droit d‘aimer ou pas, et du partage du repas, l’enfant diversifie progressivement son choix alimentaire.

Source: Françoise Léon et Drs. B. Boucher et N. Rigal. "Il mange un peu, trop, pas assez…" Ed. Marabout (2005)

Surpoids - surcharge pondérale

Le surpoids est l'état d'une personne présentant une corpulence considérée comme légèrement plus importante que la normale ou la moyenne dans une société donnée.

A partir de l’IMC, il est également possible de définir si une personne présente un surpoids lorsque son indice de masse corporelle se situe entre 25 et 30. Concernant les enfants, l’IMC doit être mis en relation avec l’âge grâce aux courbes de corpulence.

Faim / Satiété

La faim se traduit par des signaux tels que gargouillis, sentiments de vide ou de creux. Elle signifie que le corps a besoin de refaire le plein d’énergie. La faim déclenche la prise alimentaire. Le rassasiement – qui se manifeste par l’arrêt de l’envie de manger, lié à la baisse du plaisir perçu et à l’apaisement de la sensation de faim – signe la fin de la dégustation de l’aliment. Au-delà du rassasiement, si l’on continue à manger durant la phase de satiété, survient le dégoût et un sentiment de réplétion inconfortable. La poursuite de l’ingestion d’aliments, sans limite, étant nocive, le dégoût a une fonction de protection pour l’organisme.

Troubles du comportement alimentaire (TCA)

Les troubles du comportement alimentaire (TCA) sont reconnus comme de véritables maladies, plus spécifiquement, comme « un trouble mental », c’est-à-dire un ensemble de comportements, d’attitudes et de réactions émotionnelles qui font souffrir la personne malade et son entourage. Ils peuvent apparaître sous plusieurs formes: l’anorexie et la boulimie sont les plus connues. Ces deux symptômes se présentent de manière isolée ou combinée.

Il existe d’autres formes de TCA qui ne répondent ni aux critères de l’anorexie, ni à ceux de la boulimie : on parle alors de troubles atypiques du comportement alimentaire.

Indice de masse corporelle (IMC) - ou Body Mass Index (BMI)

L’IMC est une mesure qui permet d’apprécier le poids corporel. Inventée en 1832 par Adolphe Quetelet, la formule de l’IMC permet de décrire la relation entre la taille et le poids d’une population adulte. L’IMC est avant tout un indicateur de santé publique. A lui seul, il n’est pas suffisant pour pouvoir juger de l’état de santé en lien avec le poids de l’individu. L’IMC est un indicateur de surcharge pondérale et donne une estimation de la corpulence d’une personne.

La formule suivante permet aux adultes de calculer l'IMC: IMC = masse / taille2 (en kg/m2)

Une personne ayant un IMC de plus de 25 est dite en surpoids. Le stade de l’obésité est atteint à partir d’un IMC de plus de 30.

Chez les enfants, les valeurs de l'IMC varient en fonction de l’âge. Concernant les enfants, l’utilisation de l’IMC pour estimer la corpulence doit être mise en relation avec l’âge grâce aux courbes de corpulence.

Obésité

L’obésité correspond à une accumulation excessive ou anormale de tissu adipeux au sein de l’organisme pouvant engendrer des problèmes de santé. Cette accumulation traduit un déséquilibre entre l’apport énergétique et la dépense énergétique. Dans ce cas, l’apport en éléments nutritifs, particulièrement sous forme d’aliments riches en graisses, dépasse les dépenses d’énergie de l’organisme. Les principales conséquences pour la santé sont l’augmentation des risques de maladies cardiovasculaires, le diabète de type II, l’hypertension et les troubles articulaires.

Le paramètre le plus utilisé pour évaluer le poids corporel est l’indice de masse corporelle (IMC). L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définit l’obésité à partir d’un IMC égal ou supérieur à 30. Toutefois, cette définition n'est pas applicable aux enfants de 0 à 18 ans! Pour ces derniers, l’IMC doit être mis en relation avec l’âge, grâce aux courbes de corpulence.

Que faire lors de surpoids chez un enfant ?

En Suisse, 17% des enfants sont en surpoids, dont 4% obèses (Monitoring comparatif des données relatives au poids des enfants et des adolescents en Suisse, Promotion Santé Suisse, août 2013).Il existe différentes stratégies pour lutter contre cette problématique mais il convient d’aborder le thème de l’obésité autant sous l’angle de l’alimentation que de l’activité physique, des sensations alimentaires ou de l’estime de soi. En effet, une démarche restrictive visant à faire perdre du poids rapidement à l’enfant peut être délétère à moyen terme.

Les cantons romands mettent en valeur différentes offres thérapeutiques afin de répondre aux besoins des enfants et de leurs familles. Ils sont remboursés par la Lamal sur la base de critères précis (voir doc.thérapie de l'obésité).